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Disons non à l'abandon

Par an, plus de 60 000 animaux sont abandonnés en France.


Ce chiffre est celui des animaux pris en charge par les refuges et associations, il ne tient pas compte des animaux largués n'importe où sans identification ou que sont morts avant d'avoir été secourus.

60 000 animaux, cela veut dire 60 000 propriétaires, ils peuvent être un voisin, un ami, un membre de la famille, vous-même... Plusieurs choix s'offrent à ce propriétaire.



Trouver un nouveau propriétaire pour son animal


Soit en trouvant un adoptant dans son entourage soit en passant une petite annonce.

Pensez-vous que donner son animal, ce n'est pas l'abandonner ? Comment croyez-vous qu'il vive ce "don" ? Imaginez-vous une seconde qu'il le comprend ou qu'il ne souffre pas de cette séparation? Pour lui, c'est un abandon.

Bien sûr, si l'animal est beau et jeune, trouver un adoptant sera moins compliqué mais s'il a plus de 2 ans et est doté d'un physique commun, ou pire, s'il a un handicap, une maladie, un mauvais caractère, ou s'il est trop timide, il passera probablement de longues années derrière les barreaux, peut-être même sa vie entière, car ses chances d’être adopté diminuent inexorablement.



Déposer son animal dans un refuge ou une association


Cela implique d'avoir à régler des frais d'abandon et éventuellement d'avoir à subir la mine austère du bénévole qui n'a vraiment pas de raisons de prendre des gants.

Il est tout de même surprenant que le propriétaire d'un chat destructeur ou qui urine partout puisse imaginer que ces défauts qui l’exaspèrent pourraient n'avoir aucune importance pour d'autres.

Il ne faut pas oublier que certains refuges pratiquent l'euthanasie pour libérer des places. Il est inutile de porter un jugement sur ces pratiques, ces euthanasies n'auraient pas eu lieu si les animaux n'avaient pas été abandonnés.


Ne nous trompons pas de coupable : le responsable est l'abandonnateur, pas les refuges qui implosent sous le nombre d'animaux abandonnés.

Et qui sera en tête de liste des euthanasies ? Les incassables, les non adoptables.



Déposer son animal à la fourrière


Il y aura également des frais, mais vous courrez moins le risque que l'employé fasse la gueule car les fourrières sont des établissements à but lucratif, les animaux indésirables les enrichissent.

Quand un animal est directement cédé à la fourrière par son propriétaire, il n'y a pas de délai de garde, il devient immédiatement propriété de la fourrière. Cela implique que n'ayant aucune obligation légale d'appliquer un délai de garde, elle pourrait l'exécuter avant même que vous ne soyez ressorti des locaux.


Larguer son animal sur la voie publique


C'est illégal (article 521-1 du Code Pénal) et puni des mêmes peines qu'un acte de cruauté, à savoir 2 ans de prison et 30 000 € d'amende.

C'est tout aussi illégal de balancer son chat par-dessus la grille d'un refuge, de jeter une portée de chatons dans une benne à ordures, de laisser son chat sur le site de nourrissage d'une association... Pour ne citer que les cas les plus courants.

Hormis ces considérations légales, abandonner son animal sur la voie publique, c'est simplement le condamner à mort, mort lente ou violente, mais mort certaine. Chats, chiens, etc. ne survivent pas dans la rue s'ils ont toujours vécu auprès des humains qui pourvoyaient à tous leurs besoins. Il faut regarder les choses en face : AUCUN animal ne se débrouillera tout seul, tous crèveront plus ou moins rapidement.

Quand vous jetez votre animal à la rue vous faites preuve d'encore plus de inhumanité puisque vous laissez à d'autres le soin de remédier à votre lâcheté en percutant votre animal qui divaguait sur l'autoroute ou en provocant des accidents qui n’auraient pas eu lieu sans cela…


Il est temps d'assumer : quand on abandonne son animal de cette façon, on ne fait pas "au mieux", on choisit cette solution.


Espérer de la compassion, de la compréhension ou du respect quand on s'est refusé à en accorder aux plus faibles et aux plus dépendants des êtres vivants, c'est faire preuve d’égoïsme.